Centre

d'Expression et

de Créativité

Centre culturel

Théâtre

Daraya

par le Foule Théâtre

Texte : Pierre Richards et Philippe Léonard. Comédien : Philippe Léonard

Scénographie et costume : Catherine Somers ; Musique : Philippe Morino et Juliette Richards ;

Eclairages et régie : Luc Jouniaux et Karl Autrique ;  Voix off : Rania Ameen Ghanoun; photo : Ph. Jolet

 

 

Jeudi 19 mars 2020 à 20h30

Salle Jean-Pierre Catoul, place Faniel - Wanze

Pour tous à partir de 15 ans - Durée : 60 min

Entrée : 12 euros - Art. 27 : 1,25 euro

Résister grâce aux livres…

 

Parfois, quand j’entends les informations rendre compte de guerres ou de conflits invraisemblables, que je lis dans les journaux comment des hommes, des femmes, qui hier partageaient les mêmes pays  sont aujourd’hui ennemis irréductibles, je me dis : Et moi ? S’il y avait la guerre, comment ferais-je pour résister ?

Et d’abord, résisterais-je ? Que ferais-je pour rester humain et tenir à distance la barbarie ? Ce qu’ont réalisé les Jeunes de Daraya, je trouve que c’est exemplaire. Et leur histoire est belle et incroyable.

 

Résister grâce aux livres…

D’après "Les passeurs de livres de Daraya" de Delphine Minoui –  Éditions du Seuil (2017)

Ce spectacle a reçu le prix de Coup de cœur de la presse aux rencontres de théâtre jeune public de Huy – 2018

 

Avec le soutien de la Bibliothèque de Wanze et du Centre culturel de l’Arrondissement de Huy

 

Réservation

La presse

 

Dans Daraya (dès 15 ans), ce n’est pas une fenêtre mais une baie vitrée qu’ouvre Philippe Léonard, avec vue imprenable sur la Syrie. Pas celle rabâchée par les infos en continu, mais une Syrie charnelle et inattendue. Le comédien nous transporte dans les sous-sols d’une cité embastillée, au cœur d’une

bibliothèque secrète. Alors que pleuvent les bombes sur Daraya, une poignée de Syriens improvise cette agora souterraine.

D’une sobriété extrême, Daraya dégage une profonde chaleur humaine, redonnant un visage et une âme à des êtres effacés, banalisés par le rouleau compresseur de l’actualité. Lui-même désarmé sur son plateau dépouillé, le comédien devient passeur à son tour. Il devient le lien, ténu, entre cette tragédie lointaine et nous. Il devient la preuve vivante que la parole est invincible et que les livres sont plus forts que la haine.

Exigeant, Daraya nous change de tous ces spectacles sur la radicalisation des jeunes et autres pièces clivantes quand il s’agit d’aborder la Syrie.

 

Catherine Makereel, Le Soir – 21 août 2018

 

Pour adolescents dès 15 ans, et certainement pour adultes, Daraya, d’après Les passeurs de livres de Daraya de Dephine Minoui. En flânant dans une librairie bruxelloise, Philippe Léonard, qui s’était rendu en Syrie, voici trente ans, à l’époque où elle était encore une enclave pacifique au milieu de terres de conflits, découvre ce récit. Et une Syrie bien différente de celle qu’il foula, en routard et sac à dos.

Les souvenirs reviennent, s’entremêlent à la lecture du livre de la journaliste française. On entend le chant du muezzin, on compte, gestuelle à l’appui, les timbres collés sur l’enveloppe pour envoyer la photo agrandie de la famille rencontrée là-bas, puis l’on replonge dans l’horreur de la guerre à laquelle, malgré tout, existent des solutions.

On ressort heureux d’avoir (re)pris connaissance de cette formidable preuve de résistance.

 

Laurence Bertels, La libre Belgique – 21 août 2018

 

Les moments de vraie émotion au théâtre sont trop rares pour ne pas les partager. Ce fut le cas

cette après-midi aux Rencontres de Huy avec Daraya, le nouveau spectacle de Philippe Léonard,

conçu avec la complicité de Pierre Richards à partir de l’ouvrage « Les passeurs de livres de Daraya«

de Delphine Minoui (Le Seuil) et de souvenirs personnels.

Simple, beau, humain, touchant… et au cœur de l’actualité.

 

Emile Lansman, FaceBook, – 19 août 2018

Centre culturel de Wanze, place Faniel - 4520 WANZE - 085 21 39 02